J'pense que bcp pourront dire que l'enfance restera une époque bénie pour eux, entre innocence, insouciance, et ce qu'appelait je n'sais plus trop qui : les p'tits bonheurs.
Une recette faite de ceci, de cela, et pourquoi pas d'autres petites choses, insignifiantes.
Un immeuble. Une école. Une odeur réconfortante de cité. Avec les serviettes hygiéniques et les couches balancées derrière les "édifices", des seringues qui t'apprennent que dans ce monde, il existe des malheureux, qu'on t'apprendra à voir comme des marginaux, et des mégôts d'cigarettes que les p'tits de 6 à 10 ans fumaient. Pour se donner un style. Pour être un peu à part, ou suivre les autres ... Enigme qui ne sera jamais résolue, et qui conserve ce parfum de nostalgie dans cette zone d'ombre.
Des cris, des "Faisal vient ici !", des trafics en tout genre, que tu pouvais observer, sans rien y comprendre, depuis le terrain de jeux ... Et aujourd'hui tu comprends que ce n'était pas vraiment un terrain de jeu.
Une odeur de misère délicieuse, un parfum somptueux qu'aujourd'hui, derrière ton écran, assis bien confortablement, tu aimerais pouvoir re-goûter. L'enfance ...